10 questions à … Pierre-Etienne BRAM

Biographie :

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Pierre-Etienne Bram naît de parents musiciens en 1980 à Orléans où il passera toute son enfance et son adolescence. Une fois son diplôme d’informaticien en poche, il s’installe à Paris. Génération Internet oblige, il se familiarise très tôt avec le web 2.0 et tient à jour plusieurs blogs. C’est suite à une rupture amoureuse suivie d’une rencontre sur Internet qu’il va trouver l’inspiration pour écrire son premier manuscrit.

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Ses livres :

 

L’interphone ne fonctionne toujours pas

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Mes chroniques :
Tome 1
Tome 2

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Interview :

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1. Peux-tu nous parler de toi, qui est-tu ? Quelles sont tes passions en dehors de l’écriture ?

« Je suis un jeune trentenaire, de moins en moins jeune car bientôt quadra, qui écrit depuis des années. Tout petit je tenais des journaux intimes, c’est donc tout naturellement que je me suis mis à blogger dès 2006, à l’époque où c’était « à la mode » de blogger. Raconter ma vie avec mon style « j’écris comme je parle, tant que c’est un peu cynique » m’a toujours permis de mieux accepter mon quotidien. Si je n’ai pas l’air comme ça, je suis quelqu’un qui cogite beaucoup trop sur la vie en général. Ma psy a dit de moi que j’étais « HP » (pas comme Hopital Psychiatrique, mais comme Haut potentiel), c’est un peu comme si j’étais un gamin précoce, sauf que je suis adulte, c’est à dire que je vois la vie comme une suite de questions sans réponses, en gros. Donc écrire, me permet de mieux gérer tout ça.
En dehors de l’écriture, j’ai eu ma période grand sportif (qui est de plus en plus derrière moi), durant laquelle j’étais quasi 5 jours sur 7 dans un gymnase à taper le ballon et à un sculpter mon corps d'(ex) athlète. J’y vais toujours mais plus pour m’entretenir, car l’aspect compétition/tupassestaviedansungymnase a fini par ne plus être mon leitmotiv du moment.
Enfin ma seconde passion, sûrement à égalité avec la première est la musique. Musicien depuis ma plus tendre enfance, après avoir appris le piano avec mon père, je me suis rapidement mis à la guitare (bien plus pratique pour draguer les nanas sur la plage ^^). J’ai monté mon premier groupe à 16 ans, et à l’époque je jouais vraiment super mal :), ça va mieux depuis. Niveau style je suis assez éclectique, mais en général j’adore tout ce qui est un peu saturé, et qui envoie niveau énergie (genre les Guns que j’irai voir au stade de France cet été, et d’autres groupes type Velvet Revolver, mais aussi Queen (groupe qui m’a mis le rock dans le sang), Muse, QOTSA, Satriani, Pleymo, RATM, etc…) J’ai du avoir une quinzaine de groupes de rock depuis cette période… En stand by depuis quelques mois, j’espère pouvoir en remonter un à la rentrée 2017 en tant que guitariste/chanteur.
Après, je suis un gros gamer… Ex joueur de WOW, j’ai (enfin) réussi à tourner la page. Sur PC je suis fan des jeux de RPG futuristes ou pas, ce qu’on appelle les « Baldurs Gate » ou les « Fallout » like. Sur téléphone, je suis niveau 2000 et des brouettes à candycrush (OUI MADAME), et je joue beaucoup trop à Star Wars Galaxy Of Hero (dont le petit nom est SWGOH), et d’autres jeux aussi agaçant que prenant comme Clash of Clans, Clash Royal, etc…  »

2. Aimes-tu lire ? On dit parfois qu’il faut beaucoup lire pour écrire, qu’en penses-tu ?

« La question que je redoute à chaque interview :).
Eh bien, la réponse est… que je ne prends pas beaucoup de temps pour lire. J’aime bien lire, encore faut-il que je tombe vraiment dans un bon livre, mais j’aime bien plus jouer à des petits jeux chronophages sur mon smartphone ou mon PC… En fait, je suis un gamer invétéré. Donc pour être honnête, je lis vraiment trop peu. Essentiellement à la plage (lorsqu’il n’y a pas de réseau ou que je n’ai plus de batterie ou les deux) ou dans les transports ; quand il n’y a pas de bons films ou que ma tablette pour mater un divx n’a plus de batterie. Je lisais le matin avant d’aller au boulot, mais depuis que j’y vais en scooter, c’est bien plus compliqué… C’est une des remarques qu’on m’avait faites lorsque j’avais rencontré une éditrice d’une petite maison d’édition : « vous lisez beaucoup ? Non ? Ben ça se voit…  »
Ah ah. ça c’est fait. En gros l’idée de sa remarque, était que je ne maîtrisais aucun code du roman… D’où sa remarque.
Paradoxalement, elle m’avait dit « ces codes ça s’apprend, mais vous, vous avez un vrai talent pour raconter les histoires par contre, et ça ça ne s’apprend pas… » Limite j’aurais pu me faire tatouer cette phrase sur le corps (mais trop de grains de beauté partout, rendant l’opération quasi impossible…)
Du coup, est ce que pour écrire il faut beaucoup lire ? J’ai passé la plupart de mon temps à lire des témoignages et des histoires sur d’autres blogs (sûrement pour ça que j’adore les autobiographies)… Bien plus que des livres.
Est ce que cela fait de moi un mauvais auteur ? Je ne sais pas, ce serait à mes lecteurs de le dire :). Il est vrai que ce premier livre est essentiellement un témoignage de ma vie, même si ça reste une histoire que je raconte avec mes mots et mes termes à moi, donc je ne sais pas, je n’ai pas vraiment la réponse à cette question. On va dire que je suis l’exception qui confirme la règle ? J’aime bien être l’exception :). »

3. Combien de temps consacres-tu à l’écriture dans la journée ? As-tu des moments privilégiés pour écrire ?

« J’écris vraiment par période… Mon premier roman je l’ai écrit pendant que je vivais l’histoire, soit sur une période d’environ 2 ans (tout en sachant que je n’en connaissais pas la fin pendant que j’écrivais), suite à quoi je l’ai réécrit, reformulé, réduit, etc etc. A l’époque, j’écrivais surtout le soir et les week-ends. Maintenant, j’écris surtout entre midi et deux sur mes heures de bureau (pas bien, je sais mais tant que le boulot est fait… c’est un des avantages de bosser dans l’informatique, on tape vite au clavier, et on peut plus facilement avoir ce genre de hobby que quelqu’un qui serait dans la vente ou dans le bâtiment par exemple…).
Et du coup ça va dépendre de la motivation, des projets du moment, de ce que j’ai en tête, et surtout de l’inspiration, donnée essentielle et nécessaire pour écrire ! En général ça va de la demie-heure jusqu’à 3 voire 4 heures lorsque je suis au taquet, ou que j’ai un objectif à tenir. »

4. Peux-tu nous résumer dans les grandes lignes ton livre.

« Pour commencer, je tiens à préciser qu’il s’agit d’une histoire vraie, puisque c’est mon histoire, légèrement romancée (dur à chiffrer, mais je dirais à 5/10%, et par rapport à ce qu’on a pu me dire, tous les lapins sont 100% vrais, mais je ne les ai pas tous mentionnés). C’est donc l’histoire d’un jeune trentenaire, posé dans la vie qui après avoir découvert qu’il était cocu se (re)met sur Meetic pour se trouver une nana pour rapidement tourner la page sur sa vie amoureuse, et repartir à 0. Une magnifique femme le contacte, et le courant passe très vite. Seul problème, elle ne vient jamais aux rdv proposés par le narrateur… Celui-ci est trop amoureux pour se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond dans cette histoire. Et pourtant, elle existe…
ça va niveau teasing ? j’ai bon ? ^^ »

5. Pourquoi avoir décidé d’écrire et de faire de ce moment de ta vie un livre ?

« Pour la petite histoire, c’est environ après 2 ou 3 mois de dialogue avec Celia que j’ai commencé à vouloir mettre cette histoire dans un livre, au moment de la première rencontre du pont des arts je crois. Je n’avais donc pas le dénouement en tête à ce moment, ce qui m’a permis d’écrire cette histoire sans être influencé par la fin. La raison ? Cette histoire était bien trop extraordinaire, les rebondissements étaient bien trop incroyables pour que je ne le mette pas sur papier.
En relisant mes échanges dans ma boite perso, c’est suite à un échange avec Caroline (qui m’a fortement conseillé de l’écrire, sans quoi elle s’en chargerait) que je m’y suis mis, les traces indiquent le 10/02/2011 ^^
Mais je n’ai pas la première version, je l’ai perdu suite à un crash de disque dur… A l’époque j’avais marqué « je m’en chargerais sûrement à la fin de cette histoire, les mails aidant ». Ben voilà :).  »

6. 5 mots pour décrire ton roman.

« romance vue par un mec »

7. Quelle(s) difficulté(s) as-tu rencontré pendant l’écriture de ce livre ? Comment les as-tu surmontées ?

« Pendant, la plus grosse difficulté était sans doute de l’écrire tout court, vu le cauchemar que je vivais. L’avantage, c’est que niveau inspiration, c’était simple, je me limitais à décrire ce que je vivais.
Par la suite, il a fallu faire un gros boulot de réécriture d’une part (les premières versions mettaient bien moins le lecteur au cœur du livre car il y avait bien moins d’emails mais plus de descriptions (ennuyeuses)).
Dans un second temps, il a fallu alléger le livre (la première version devait faire pas loin de 600 pages…), donc supprimer le nombre de lapins (essentiellement). Je n’ai pas cité une soirée dans un restaurant « dans le noir », un autre soir de concert (Puddle of Mud et Ugly kid joe). J’ai du aussi virer quelques échanges, « inutiles » dixit sœurette (qui m’a grandement aidé à le réécrire), par exemple ce mail dans lequel Celia m’explique les premiers échanges sous forme de Jeux avec Marco… Tiens ben du coup je vais en publier un extrait ici : #exclu

« Un jour il m’a emmenée voir un de ses annonceurs
Sa voiture très basse, le siège très incliné, je me suis assise comme dans un trou
Ma jupe a glissé et a dévoilé le haut de mes dim up
Il m’a dit « que d’aussi jolies jambes se devaient d’être gainées dans des bas de soie »
Le lendemain il m’offrait une paire de bas et porte jarretelles
La semaine suivante, on repart en rendez vous à l’extérieur
Je fais un peu exprès de ne pas lui laisser de doutes quand au fait que je porte ce qu’il m’a offert
Au retour il me regarde monter dans la voiture te me dit « d’aussi jolies fesses ne devraient pas porter des culottes qui marquent »
Et c’est ainsi que ça a démarré »

Voilà. Faire le nettoyage global des éléments « inutiles » (mais important pour moi car argumentant pourquoi elle me rendait dingue) à l’avancement du livre a été un gros gros boulot, parce qu’ensuite il fallait supprimer les allusions aux références qui étaient supprimées…
De la même manière que le livre a été séparé en 2 parties, ce qui n’était pas vraiment le souhait du début (je m’en excuse au passage, la fin un peu boiteuse du tome 1, c’était qu’il fallait trouver un moment pour couper le livre en 2… et il n’y avait pas beaucoup de choix possibles…), mais pour des raisons de budget, il valait mieux faire ainsi, sans quoi le livre aurait été un pavé bien trop cher pour un premier achat.
2 exemples concrets qui sont la conséquence directe de ces choix : l’écriture de Celia (comme montré ci-dessus), était beaucoup plus ponctués de sauts de ligne que dans le livre, sans jamais aucun point, mais pour des histoires de place… on a du faire autrement.
Deuxième exemple, le titre « l’interphone ne fonctionne toujours pas », dans le tome 1, à aucun moment on ne parle d’interphone… La référence a lieu dans une partie qui a été supprimé du tome 1 (au moment du Normandy), mais on en reparle dans le tome 2. Ouf.
Trouver un titre a aussi été rock n’ roll… J’avais plusieurs idées du genre « le coeur a ses raisons que la raison ignore », « Relation 2.0 mode d’emploi » et le mystérieux « les vitres étaient sales ».
Le tome 2 devait initialement également s’appeler « Descends je suis en bas », mais au final, dans le contexte de la « série », ça s’est finalement appelé « L’interphone ne fonctionne toujours pas : Partie 2 ».  »

8. Comment s’est passé ton premier Salon du Livre ? Qu’as-tu ressenti ?

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« Lorsqu’Astrid (Éditrice) a demandé aux auteurs de Rebelle qui était intéressé pour faire le SDL, je pensais que tout le monde se jetterait dessus et qu’il n’y aurait plus de place pour moi, mais étant un des rares parisiens « motivé » à y aller, j’ai eu l’heureuse surprise de faire parties des élus. Je me sentais un peu comme leader d’un groupe de reprises, à qui on allait proposer la première partie des GUNS au Stade de France…

Etant peu adepte à la lecture, c’était mon second SDL, j’y étais allé l’année précédente histoire de faire connaissance de l’éditrice, et me présenter IRL car les échanges n’avaient été jusqu’alors que téléphoniques. Les auteurs à l’époque m’avaient dit « peut-être que l’année prochaine tu seras à notre place… »
Et en effet, c’était le cas.
Quoi de plus beau cadeau pour mon 37ème anniversaire (qui avait lieu la veille) qu’un salon du livre pour dédicacer mon premier livre ? ^^
Alors après, le SDL, lorsqu’on est un petit auteur, encore méconnu du grand public, (et que l’entrée est bien trop chère… #coupdegueule) et dont le livre est en vente depuis à peine un mois, c’est dur. Enfin c’est beaucoup d’attente, et de frustration.
On croise les gens du regard, on essaie de les accrocher en leur souriant, on espère que le côté « dédicace/auteur » et la couverture du livre va attiser la curiosité… Mais beaucoup plus de monde s’arrêtaient pour les magnifiques couvertures de Karen (Illustratrice) des livres de SF du stand… Allez convaincre une fan de SF de lire votre livre de Romance, même si c’est une romance « de mec », c’est plus que compliqué… pour ne pas dire impossible. Et puis étant présent le 3ème jour, beaucoup de monde s’arrêtait en mode « ça a l’air pas mal mais là j’ai trop dépensé ». Alors je leur dédicaçais un marque page aux couleurs du livre…
En tout et pour tout, j’ai du dédicacer une dizaine de livres sur 3 heures. C’est peu (par rapport aux gros auteurs) et beaucoup à la fois (m’a t on dit).
La première dédicace que j’ai signé, je me souviens j’étais tout stressé, car voilà, c’était la toute première fois de toute ma vie que je dédicaçais à une inconnue… ça fait drôle.
J’ai eu la joie également aussi de croiser une demoiselle qui était venue la veille, intéressée par mon livre, mais qui savait que je viendrais le lendemain, et qui donc est revenue exprès pour avoir le livre avec une dédicace, et ça ça m’a fait chaud au cœur.
Je me suis également rendu compte que j’étais entouré d’auteurs chez Rebelle (entre autre) qui étaient publiés chez plein de Maisons d’Edition en même temps, et qui en étaient tous à leur 5ème, 6ème ou 10ème livre : ça permet de vite se remettre à sa place : oui, je suis un petit jeune dans le milieu… Mais chaque ancien a été un jour, un petit jeune dans son domaine »

9. Après, « L’interphone ne répond toujours pas », as tu d’autres projets de livre ?

« Je travaille depuis pas mal de temps sur un livre d’anticipation autour du projet de « Mars One », il doit être écrit à hauteur de 80%, et je sais qu’il va dores et déjà subir un gros coup de réécriture/remise en forme une fois que je l’aurai terminé. J’ai un autre sujet sur le dur sujet de l’exode syrienne en tête, qui sera peut-être un projet à 4 mains, mais c’est encore bien trop tôt pour en parler.
De plus, j’ai dernièrement eu un accord sur le principe pour me lancer dans la traduction de « l’interphone » en Anglais, afin d’essayer d’implanter mon livre outre-atlantique via amazon… Je ne sais pas si ça aboutira, mais ça risque de me faire beaucoup de job d’ici là, le projet sur Mars dépendra sûrement de ça.
Tout en sachant que, étant d’un naturel angoissé et manquant cruellement de confiance, si je flippe déjà du retour des lecteurs sur mon tome 2, autant dire que je flippe d’autant plus du retour des lecteurs sur ce second livre, vu que lui sera 100% de mon imagination, c’est selon moi vraiment à ce moment là qu’on sera capable d’attester si je suis un bon auteur ou pas.  »

10. Un petit mot pour la fin ?

« Oui, déjà merci pour m’avoir donné la chance d’avoir fait cette interview.
Merci pour ta première chronique, qui a été « DA FIRST ONE ». Merci pour les photos que tu as faites de mon livre à la FNAC de Rouen.

Enfin merci aux lecteurs de ton blog qui ont eu le courage de lire cette note jusqu’au bout ! « BIG UP ! « 

Un petit mot pour eux, qu’ils aient lu mon livre ou qu’ils soient sur le point de le faire (foncez, vous serez pas déçu, promis… Mais achetez le T1 avec le T2 si vous ne voulez pas être frustré à la fin du Tome 1…) : si vous voulez aider les petits auteurs dont je fais partie, dans les petites maisons d’édition ayant une faible diffusion, une seule chose à faire : parlez du livre autour de vous ! Likez la page FB de l’auteur (la mienne est croustillante de photos de l’époque de l’écriture du livre), laissez des commentaires sur Fnac (les gens n’y pensent jamais, mais c’est pourtant crucial pour booster les ventes), Amazon, booknode, babelio, (et les sites que j’oublie), Twittez ou RT les liens vers le livre en disant que vous avez kiffé en le lisant, d’une vous ferez au moins un heureux : l’auteur (les autres je sais pas mais en tout cas, perso avoir un commentaire éloquent d’un inconnu, ça me fait la journée), et de deux, ça le motivera encore plus à écrire s’il voit que de plus en plus d’inconnu(e)s s’intéressent à lui (et surtout à ses livres… moi en soit je ne suis pas SUPER intéressant…).

Enfin un dernier petit mot pour les lectrices/chroniqueuses qui ont toutes gentiment écrit qu’elles voulaient me foutre un coup de pied au cul (tellement mes réactions étaient agaçantes) durant la lecture du tome 1 :). (Je les remercie pour leurs chroniques à ce propos) : je rappelle que je fais pas loin d’1m90 pour 90 kilos.
Voilà, c’est dit ^^ »

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Merci à Pierre-Étienne pour avoir répondu à mes questions, pour sa patience et pour me permettre de découvrir ses oeuvres.

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