Premières lignes #1

Chaque semaine je partagerais avec vous le premiers paragraphe d’un livre.
Ce rendez vous organisé par Ma Lecturothèque 

« Quand je pense à ma femme, je pense toujours à son crâne. A la forme de son crâne, pour commencer. La toute premiere fois que je l’ai vu, c’est l’arrière de son crâne que j’ai vu, et il s’en dégageait quelque chose d’adorable. Comme un épi de maïs dur, luisant, ou un fossile trouvé dans le lit d’une rivière. Elle avait ce que les Victoriens auraient appelé une tête bien faite. Il n’était pas difficile d’imaginer la forme de son crâne.
Je reconnaîtrais son crâne entre mille.
Et ce qu’il y a dedans. Je pense que ça aussi : à son esprit. Son cerveau, toutes ses spires, et les pensées qui circulent dans ces spires tels des milles-pattes impétueux frappés de frénésie. Comme un enfant, je m’imagine en train d’ouvrir son crâne, de dérouler son cerveau et de le passer au crible afin de tenter d’attraper et de fixer ses pensées. A quoi tu penses, Amy ? La question que j’ai posée le plus souvent pendant notre mariage, même si ce n’était pas à haute voix, même si ce n’était pas à la personne qui aurait pu y répondre. Je suppose que ces questions jettent une ombre funeste sur tous les mariages : A quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’allons-nous faire ? »

Les apparences, Gilian FLYNN

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2 réflexions sur “Premières lignes #1

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